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Illustration officielle de Poissirène

#0118

Poissirène

Gen I

Pokémon Poisson

Eau

Entrée du Pokédex · Noire

Malgré son élégance quand il nage, ses coups de corne sont redoutables.

Taille
0.6 m
Poids
15 kg
Exp. de base
64
Croissance
Moyenne
Capture

225/255Très facile

Bonheur

70/255

Statistiques de base

PV45Attaque67Défense60Vitesse63Déf. Spé.50Atq. Spé.35
PV
45
Attaque★
67
Défense
60
Vitesse
63
Déf. Spé.
50
Atq. Spé.
35

Total 320

Moyen

EV donnés +1 Attaque

Plages réelles (IV 0–31 · EV 0–252 · nature incluse)

MinMax
PV105152
Attaque64130
Défense58123
Vitesse61126
Déf. Spé.49112
Atq. Spé.3695
Total373738

À propos de Poissirène

Quand il a fallu remplir les rivières et les étangs de Kanto avec quelque chose qui mordrait à l’hameçon en 1996, la première génération a eu recours à ce qu’il y a de plus banal dans un aquarium japonais: un poisson rouge. Poissirène, c’est ça: un carassius d’exposition avec une corne, 60 centimètres et 15 kilos de poisson d’ornement qui se prend très au sérieux.

Les entrées du Pokédex insistent sur deux choses qui ne collent pas vraiment. D’un côté, l’élégance: les nageoires dorsale, caudale et pectorales ondulent dans l’eau et lui ont valu le surnom de Danseur Aquatique, et quand la température monte, les groupes remontent les rivières dans un spectacle qui annonce le printemps. De l’autre, la corne. Il nage à cinq nœuds et, s’il se sent menacé, il charge. Une des entrées avertit qu’un spécimen placé dans un aquarium finira par briser la vitre avec sa corne pour s’échapper, quelle que soit son épaisseur.

Cette contradiction entre ornement et arme résume tout son caractère. Il vit sur les berges, se pêche sur n’importe quelle route avec de l’eau et occupe la première moitié d’une lignée à deux stades: au niveau 33, il évolue en Poissoroy, qui est la même chose avec une corne plus longue et un tiers de statistiques en plus.

Analyse de combat

×2

Faiblesse

ÉlectrikPlante
×½

Résistance

FeuEauGlaceAcier

Poissirène en détail

Le poisson à corne de Tosa

Le nom japonais original, トサキント, vient du tosakin, une variété de poisson rouge développée au Japon à partir du ryukin et célèbre pour sa queue énorme qui s’ouvre en éventail. Il faut regarder l’animal d’en haut, pas de côté, car son profil ne permet pas de l’apprécier. La race tire son nom de Tosa, l’ancienne province qui correspond aujourd’hui à Kōchi, et a été déclarée monument naturel en 1969. Les nageoires que le Pokédex décrit comme ondulantes sont bien réelles: c’est précisément le trait pour lequel ce poisson est élevé.

L’anglais Goldeen assemble goldfish et queen, la reine, dans la lignée des surnoms aquatiques que lui donnent les entrées. Le français contourne le problème avec Poissirène, formé à partir de poisson et de sirène.

Ce qu’il était dans la première génération

Dans Rouge et Bleu, Cascade était une capacité exclusive de Poissirène et de son évolution. Cela n’a pas duré: à partir de la deuxième génération, elle est devenue une CS et la moitié du Pokédex l’a apprise, ce qui a fait disparaître la seule chose qui distinguait cette lignée. Le même destin que celui de Magicarpe avec Trempette, mais à l’envers — on a retiré à Poissirène quelque chose qui servait.

Depuis la quatrième génération, il présente un dimorphisme visible: les femelles ont une corne plus courte que les mâles. C’est l’un des premiers cas utilisés pour inaugurer le système, avec des espèces chez lesquelles la différence se trouve également sur un appendice de la tête.

Que faire du sien

S’il apparaît tôt dans la partie, son meilleur argument, c’est le timing. Koud’Korne au 15 arrive avant la plupart des bonnes attaques physiques à ce stade du jeu, et Ultrason au 5 suffit à semer assez la confusion pour voler des tours sur les premières routes aquatiques. Ensuite, la courbe s’aplatit: entre le 20 et le 30, il n’ajoute que Hâte, Anneau Hydro et Fléau, et il faut attendre Cascade au 35 pour retrouver une attaque qui fasse vraiment mal.

Comparé à Rémoraid, l’autre petit poisson d’eau douce qui évolue au milieu de l’aventure, Poissirène joue sur le physique et Rémoraid sur le spécial, et aucun des deux n’a les statistiques nécessaires pour se justifier une fois évolué. La vraie différence, c’est que Rémoraid change de type en évoluant, alors que Poissirène ne change rien.

Mégacorne empruntée

La capacité la plus puissante de son répertoire, Mégacorne, ne lui appartient pas à l’origine: elle est née comme la marque de fabrique de Scarhino dans la deuxième génération. Qu’un poisson rouge finisse par l’apprendre ne s’explique que par sa corne, et le résultat est étrange — un Pokémon Eau pur dont la meilleure attaque est de type Insecte, avec 120 de puissance et 85 de précision, disponible au niveau 45 sur un Pokémon doté de 67 en Attaque, qui ne peut pas en tirer pleinement parti. Contre les types Psy et Ténèbres, c’est sa seule véritable option, et elle fonctionne mieux que ne le laisse penser sa fiche de statistiques.

Le détail qui complète le portrait se trouve dans la dernière entrée du Pokédex: certains Dresseurs, attirés par la taille de la corne et la forme des nageoires, n’entraînent que des Poissirène. Elle ne dit pas qu’ils gagnent.

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